- anxiété
- dépression
- troubles du sommeil
- perte de confiance
Les conséquences des risques psychosociaux dans la fonction publique
Les conséquences des risques psychosociaux dans la fonction publique
Souffrance au travail : burn-out, dépression et congés
En savoir plus sur nos ateliers prévention
Les risques psychosociaux (RPS) ont des conséquences directes sur la santé des agents publics, mais aussi sur le fonctionnement des collectivités.
Dans la fonction publique territoriale, l’intensité du travail, les exigences émotionnelles et le manque de marges de manœuvre exposent les équipes à des situations de plus en plus fréquentes de mal-être au travail.
Identifier ces conséquences est essentiel pour :
- agir rapidement
- prévenir les situations de crise
- protéger durablement les agents
Le mal-être au travail dans la fonction publique territoriale
Le mal-être au travail peut s’installer progressivement. Il ne s’agit pas toujours d’un événement brutal, mais d’un déséquilibre durable entre les exigences du travail et les ressources disponibles.
Pour les agents, il peut se traduire par :
- une fatigue persistante
- une perte de motivation
- un sentiment de surcharge
- une démotivation progressive
Dans les collectivités, ces situations sont souvent liées :
- à la pression des usagers
- aux contraintes organisationnelles
- aux transformations constantes du service public
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Ces signaux doivent être pris au sérieux au plus tôt,
car ils constituent souvent les premières étapes d’une dégradation plus importante !
Burn-out dans la fonction publique : un risque majeur
Le burn-out (épuisement professionnel) est l’une des conséquences les plus graves des risques psychosociaux.
Contrairement à une idée reçue, il ne survient pas brutalement : il se construit dans la durée, lorsque les exigences dépassent durablement les ressources de l’agent.
Le burn-out ne commence jamais par un “craquage”
Il suit souvent ce schéma :
1. Surinvestissement (l’agent tient coûte que coûte)
2. Fatigue persistante
3. Perte d’efficacité
4. Détachement / cynisme
Les signaux du burn-out
Signaux individuels
- Troubles du sommeil
- Fatigue chronique
- Irritabilité
- Perte d’intérêt
- Isolement
Signaux collectifs
- Tensions dans les équipes
- Hausse des conflits
- Baisse de la qualité du travail
- Augmentation de l’absentéïsme
Pourquoi la fonction publique est particulièrement exposée ?
Les agents publics sont confrontés à des exigences émotionnelles fortes, à des missions à forte responsabilité sociale et également à des contraintes organisationnelles importantes.
Ces facteurs, combinés, augmentent fortement le risque d’épuisement.
Dépression et troubles psychologiques
Les RPS peuvent également entraîner des troubles plus profonds :
- une accumulation de stress
- un manque de reconnaissance
- un sentiment de perte de sens
La santé mentale devient alors un enjeu central pour les collectivités car il est très compliqué pour un agent de travailler avec l’un de ses troubles.
Les arrêts de travail liés aux RPS
Congé de longue maladie dans la fonction publique
Le congé de longue maladie (CLM) concerne les agents atteints de pathologies nécessitant un arrêt prolongé.
Il peut être mobilisé dans des situations de :
-
- dépression
- troubles anxieux
- épuisement professionnel
Congé de longue durée fonction publique
Le congé de longue durée (CLD) concerne des situations plus graves nécessitant une prise en charge prolongée, par exemple une affection cancéreuse, un déficit immunitaire grave et acquis, une maladie mentale.
Les arrêts sont souvent le dernier stade visible, mais en général ils ne sont pas le problème initial.
Impact des RPS sur les collectivités
Les conséquences ne concernent pas uniquement les agents. A terme, les RPS impactent directement la performance des collectivités.
Désorganisation des services
- Multiplication des arrêts courts qui entrainent une désorganisation permanente
- Les arrêts longs fragilisent durablement les équipes
- Surcharge pour les équipes restantes
Baisse de la qualité du service public
- Erreurs
- Tensions avec les usagers
Climat social dégradé
- Conflits internes entre service
- Perte de cohésion
Les risques psychosociaux :
Source : les essentiels de la DGAFP – la prévention des risques psychosociaux dans la fonction publique
Souffrance au travail fonction publique : que faire ?
Un agent doit dans la mesure du possible :
- ne pas rester isolé
- alerter son encadrement
- solliciter un accompagnement
Une collectivité doit comme le précise les obligations légales :
- identifier les signaux faibles
- analyser les causes
- mettre en place des actions concrètes
Prévenir plutôt que subir
Les conséquences des RPS ne sont pas une fatalité mais il convient plutôt de prévenir que de guérir.
Ainsi, une démarche de prévention permet de :
- agir en amont
- limiter les situations de crise
- protéger les agents
Les actions peuvent inclure :
- ateliers de prévention
- formation des managers
- amélioration de l’organisation
L’accompagnement AIO Santé
Repérage des signaux faibles, prévention du burn-out, accompagnement des agents, mise en place d’ateliers adaptés, etc.
L’objectif est d’éviter que les situations de mal-être ne deviennent des situations de crise.
Vous observez des situations de souffrance au travail ?
Ne laissez pas les difficultés s’installer : sensibilisez vos équipes et déployez des actions de prévention adaptées.
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Face à un possible burn-out, il est important de ne pas attendre que la situation se dégrade davantage.
Une fatigue persistante, des troubles du sommeil, un changement de comportement, un désengagement inhabituel ou un sentiment d’inefficacité peuvent constituer des signaux d’alerte.
L’agent peut notamment solliciter les professionnels de santé compétents et les acteurs de prévention de son administration.
Pour l’employeur, l’accompagnement individuel doit aussi conduire à examiner les facteurs professionnels ayant contribué à l’épuisement, afin d’éviter que la même situation se reproduise lors du retour au travail.
Le congé de longue maladie (CLM) et le congé de longue durée (CLD) répondent à des situations et à des conditions différentes. le CLD n’est pas simplement un congé réservé aux situations « plus graves » : il concerne certaines affections précisément définies, notamment la maladie mentale, le cancer ou le déficit immunitaire grave et acquis.
Le type de congé mobilisable dépend donc de la pathologie de l’agent, de sa situation administrative et des conditions prévues par son statut.
Un burn-out ne conduit pas automatiquement à un CLM ou à un CLD.