Déficiences visuelles - Regardez-vous dans les yeux : quelle est vraiment votre vue ?

16 septembre 2019
Une bonne vue : un vrai confort de tous les jours
On plisse les yeux pour mieux y voir, on étend les bras à l’infini pour parvenir à lire, on a inexplicablement souvent des maux de tête en fin de journée… La vue, c’est important et une bonne vue, c’est un vrai confort de tous les jours.
Petit tour de piste pour comprendre les affections les plus courantes.

La plus classique : la myopie
Globalement, l’œil n’est plus tout à fait sphérique et l’image d’un objet lointain se forme en avant de la rétine. Concrètement, on ne voit plus de loin. Et plus on est myope, plus la vision floue intervient à courte distance.
Très souvent, la myopie est héréditaire et aucun moyen médical ne peut stopper son évolution. On distingue :
  • La myopie simple (ou myopie scolaire), qui débute entre 7 et 14 ans, puis évolue pendant 4 à 8 ans avec la croissance avant de se stabiliser. Elle est généralement symétrique entre les deux yeux et est faible ou moyenne.
  • La myopie « maladie » qui débute plus tôt dans l’enfance, évolue toute la vie et nécessite une correction forte.
Bien évidemment, la myopie est à surveiller de près chez les enfants : non corrigée, elle peut contribuer à une grande fatigue comme à de mauvais résultats scolaires.
Dans la plupart des cas, elle se corrige assez simplement avec des verres correcteurs adaptés. Sur des myopies fortes, des verres amincis voire anti-reflet permettent d’éviter l’effet « cul de bouteille ». Leur coût s’en ressent évidemment, mais en tant que verres complexes ou très complexes, ils sont aussi mieux pris en charge. L’offre Carte Blanche Prysme vous permet de bénéficier d’une paire de lunettes sans reste à charge.
La myopie se corrige également très bien avec des lentilles, notamment sur des myopies fortes.
Selon vos garanties, vous bénéficiez d’une participation forfaitaire AIO Santé jusqu’à 650 € par œil.
Le signe du temps qui passe : la presbytie
Phénomène inéluctable lié au vieillissement, la diminution de l’amplitude de l’accommodation apparait généralement autour de 45 ans. Elle rend la vision de près de plus en plus difficile. Concrètement, on se met à lire en étendant les bras… jusqu’au jour où les bras ne sont plus assez longs !
Les premières formes de presbytie se corrigent très facilement avec des lunettes de prix très modiques. Avec l’âge et souvent au-delà de 55 ans, la vision de loin devient également difficile. Il faut alors des verres à double correction, dits progressifs.
Leur coût est malheureusement assez élevé. Des lentilles souples bifocales corrigent également efficacement cette forme de presbytie.
À noter enfin que chez les myopes, les deux affections (déficiences de la vision de loin et de près) ont tendance à s’annuler mutuellement. Ainsi, le myope continue à bien voir de près… en y regardant de très près !
La plus délicate à déceler : l’astigmatisme
Second défaut le plus courant après la myopie, l’astigmatisme est également héréditaire. Du fait d’une déformation de la cornée, l’œil ne converge pas vers un point unique en formant une seule image nette, mais sur deux points différents, entrainant une image incorrecte.
Concrètement, la vision est souvent trouble sur le contour des objets, les lignes en particulier sont floues. Des lettres proches sont confondues, comme le H et le M, ou le B et le P. Par ailleurs, l’astigmatisme léger s’accompagne souvent de fatigue visuelle et de maux de tête.
Souvent, cette anomalie se combine avec la myopie ou l’hypermétropie. La correction s’opère facilement avec des lunettes ou des lentilles adaptées.
La plus accommodante : l’hypermétropie
Un œil trop court caractérise l’hypermétropie : l’œil forme alors une image  en arrière de la rétine. Concrètement, la vision de loin est bonne mais celle de près demande des efforts d’accommodation pour être correcte.
Tant que l’hypermétropie reste faible et avant la trentaine, la capacité d’accommodation de l’œil compense « naturellement » ce défaut visuel, qui peut passer inaperçu. Éventuellement, cet effort fréquent peut entrainer des maux de tête et une fatigue visuelle.
À ce stade, elle se corrige simplement par le port de lunettes lors des phases de lecture ou de consultation d’écran.
Au-delà de trente ans, la capacité d’accommodation de l’œil commence à baisser et la vue de près devient altérée… sans qu’il s’agisse d’une presbytie précoce. La nécessité d’un équipement correcteur devient alors permanente.
Désormais, la Sécurité sociale autorise un renouvellement de ses lunettes tous les deux ans, sauf changement de vue.

Rendez-vous dans votre espace adhérent pour revoir vos garanties AIO Santé. Et surtout, consultez notre réseau Carte Blanche pour trouver les professionnels de santé au meilleur rapport qualité/prix et obtenir un devis ainsi qu’une simulation de remboursement.